Ocean

Chaînon manquant entre les Variations (Aerosmith, Led Zep frenchie à la mine patibulaire et à la cuite mauvaise) et Trust (monarque incontesté du hard bleu blanc rouge toutes époques confondues), OCEAN marque son territoire avec « God’s Clown » en 1977 ou une intéressante fusion entre l’étalon Zeppelin et l’inquiétant King Crimson.

 

OCEAN incarnera le rôle du précurseur/grand frère de l’affolante scène hard hexagonale des eighties dynamitée par les Warning, Blasphème, H Bomb, Attentat Rock, Sortilège, Satan Jokers ou encore Vulcain.

 

Si Robert Belmonte, le beau hurleur de la grande époque, contemplera son œuvre des cieux, Georges Bodossian, riffeur d’élite, pilonnera sec et droit, histoire de nous faire comprendre le rôle pivotal de cet OCEAN dans l’exo planète du décibel lourd français.

Alcatrazz

Il est acquis qu’avec Alcatrazz on va encore bien s’évader lors de cette superbe journée dévolue au hard mélodique et au pomp rock.

 

Un groupe : un homme. Ou plutôt une figure centrale : Graham Bonnet ! Chanteur des Marbles dans les années 60 dont Ritchie Blackmore était fan, notre cher Graham et son look de playboy/vacancier se retrouve dans le Rainbow du vilain en 1979 pour un Down to Earth méchamment gaulé. C’est le déclic. Il devient alors calife à la place du calife et au sein de son Alcatrazz, il consomme guitaristes sur guitaristes (Yngwie Malmsteen, Steve Vaï, Danny Johnson…) entre tradition mauvais coucheur et volonté de purges staliniennes.

 

Mais que cet Alcatrazz a du chien et du bagout. C’est du hard terriblement efficace entre pomp et hard chromé parfaitement exécuté par des pointures comme Jimmy Waldo et Gary Shea (oui, les New England !). Trop longtemps à la casse au profit de projets sans trop de lendemains, Graham Bonnet a sorti son vieux joujou du formol depuis peu pour réapparaître tel un phénix avec Joe Stump (un petit prodige guitaristique du Berklee College de Boston), ce bon vieux Jimmy Waldo et tout récemment le bassiste original Gary Shea.

 

Still too drunk to live ?

Diamond Head

Né dans la cave en pleine insurrection punk, Diamond Head a forgé comme un forgeron pour s’inscrire comme un des plus intéressants des underdogs de cette fameuse NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal).

 

C’est son album culte de 1980, « Lightning to the Nations » alias «The White Album», qui allait donner des idées à Lars Ulrich (futur leader de Metallica), son fan N°1. Depuis, Diamond Head vit sur les royalties de son bienfaiteur (quatre morceaux repris dont le fabuleux « Am I Evil ») et élabore, contre vents et marées, de nouvelles petites pépites de hard old school.

 

Le band du guitariste Brian Tatler sera notre première tête d’affiche sur cette édition 2020 et axera sa prestation de 1h30 sur le fameux album blanc ainsi que sur ses très convaincantes dernières productions.

Killer

Trio de feu, speed metal band avant le speed (oui, celui de Metallica), Killer a tout compris à l’esprit Motörhead et aux fraîches esquisses de la NWOBHM avant la vague des groupes belges des années 80.

 

Killer a aussi décidé son manager Alfie Falkenbach de lancer le mythique label Mausoleum. « Wall of Sound » en 1982 (non pas celui de Spector !) et « Shockwaves » en 1983 ont été ses plus beaux trophées avant un live produit par Dieter Dierks (Scorpions), fruit d’un concert sold out à Anvers dans une salle chauffée à blanc.

 

Inflétrissable, pur, droit et sans fioritures, Killer viendra fêter ses quarante bougies chez nous avec le couteau entre les dents et la satisfaction du devoir accompli.

Robby Valentine

Robby Valentine a été une des sensations de la première édition du Golden Age avec un répertoire de Queen interprété à sa sauce (hollandaise !). Le gentil batave androgyne viendra cette fois nous convaincre du bien-fondé d’une carrière solo top classe et très AOR friendly. Pour les fans de Queen et de grande musicalité…

Grand Slam

Adoubé par la communauté rock entière, Phil Lynott, leader omnipotent de Thin Lizzy, sentit le souffle de l’aventure et il en résultat un Grand Slam pimpant neuf en 1984 avec de jeunes coyotes aux dents longues.

 

Victime de sa «bad reputation», Lynott ne put décrocher un contrat discographique pour son nouveau combo malgré des prestations scéniques tonitruantes. Après le départ du grand Phil en 1986, on ne donnait pas cher de la peau de Thin Lizzy et encore moins de celle de Grand Slam. Si de vaincs «tribute bands» ont ravivé la flamme de la fine Elisabeth, on n’avait plus de nouvelles de Grand Slam.

 

Ainsi, Laurence Archer (ex-guitariste de Stampede, d’UFO et de… Grand Slam) a ressuscité l’étoile filante de 1984-1985, mais s’est surtout institué, avec un groupe d’enfer, comme seul et unique légataire de l’esprit Thin Lizzy avec le fantastique album «Hit The Ground» de novembre 2019. Un sacré exploit !

Froidebise Trio

Jean-Pierre Froidebise, Liégeois pur jus, a été biberonné à la musique classique par atavisme mais c’est bien le blues-rock des années 70 qui a conditionné son brillant parcours musical.

 

Musicien d’une rare originalité, l’ami Jean-Pierre nous a promis un set énergique porté par la passion et l’excellence musicale.

Epitaph

Band germain mené par un anglais (Cliff Jackson), Epitaph a traversé les seventies avec des accents kraut/psyché/prog et hard pour finalement demeurer dans l’inconscient collectif comme le Wishbone Ash allemand.

 

Epitaph a encore la bonne idée de nous délivrer des albums particulièrement bien troussés.

 

Epitaph über alles ? Wait and see…

Heavy Metal Kids

Mauvais garçons du sud de Londres et de l’East End, affreux jojos et résidents du Speakeasy (un des clubs les plus mythiques de Londres), les Heavy Metal Kids ont défrayé la chronique dans les seventies avec un rock burné, mal luné et fort en gueule. C’est son incommensurable frontman Gary Holton qui a inventé le rock hooligan peu avant l’avènement du punk.

 

Brouet d’influences (pub rock, Faces, hard/blues… glam !), les HMK auraient pu ne jamais se remettre de la disparition d’ Holton (rattrapé par ses excès en 1985) mais nos intempérants ont eu de la ressource et du verbe : articulé autour du guitariste Cosmo (rescapé de la grande époque) et de Justin McConville, un très honnête remplaçant d’Holton, les vieux kids des bas-fonds londoniens ont à nouveau promis de nous botter les fesses.

 

Pour notre plus grand plaisir…

Stray

Formé dans les oniriques effluves du Swinging London et à point en cette cruciale année 1970, Stray est un modèle seventies quasi indépassable en matière de blues/hard/psyché. Del Bromham, leader patenté toujours bien vert de 68 printemps, se réjouit d’enfin envahir nos contrées. Stray ? So british…