Editorial

Toujours le plus cool du old school !

Après un succès d’estime considérable et un adoubement quasi unanime de tous (groupes, public, presse, bénévoles…), le Golden Age Rock Festival a décidé de se lancer dans une deuxième édition. Celle-ci se reposera sur les mêmes recettes qui ont déclenché l’enthousiasme des participants : une salle indoor à taille humaine avec un grand confort visuel et auditif, un light show permanent, un rock market pour les collectionneurs, des expos originales (le concepteur de pochettes de disque Eric Philippe, le photographe Franky Bruyneel…), un espace VIP festif, des séances de dédicaces des musiciens et une programmation qui propose toujours un nombre inégalé de groupes inédits de nos temps bénis. Le Golden Age Rock Festival est très attaché à la tradition, à la convivialité et a comme objectif de devenir à terme le n°1 des « club festivals » rock de Belgique et pourquoi pas d’Europe ?

Journées à thème et groupes revenant du diable vauvert

Ceux qui craignaient voir des groupes décatis ou amortis lors de l’édition 2019 en ont été pour leur frais. C’est le fruit d’une politique pourtant assez simple : étudier le line-up d’un groupe et systématiquement aller voir la formation sur scène. C’est ainsi que nous limitons les erreurs de casting et les choix calamiteux. Les journées à thème nous paraissent aussi judicieuses et génératrices des meilleures vibrations. Le chaland n’est pas trompé sur la marchandise et sait ce qu’il va voir. Nous refusons stoïquement les tribute bands sauf quelques rares exceptions (Robby Valentine plays Queen par exemple).

Le vendredi 21 août, la scène hard eighties dont ses héros les plus précoces fêtent leurs quarante ans se tailleront la part du lion. Steelover, les valeureux liégeois, enregistreront le retour de leur chanteur Vince Cardillo, une pointure.  Killer, de preux anversois, sont le fer de lance du metal belge. 40 ans de loyaux riffs et de pureté style Motörhead, cela se respecte… Killer Dwarfs, des lointaines contrées canadiennes, nous délivrera un set fun et débridé dont il a le secret. Baron Rojo, grande star en Espagne et en Amérique du sud, reviendra en Belgique après ses deux uniques représentations au Heavy Sound Festival en 83 et 84. Que dire du headliner Diamond Head ? Qu’il a été la plus grande influence de Metallica ? Que son album blanc culte (le premier) a aussi 40 printemps ? Que son chanteur danois est une bombe ? A vous de choisir…

Le samedi 22 août sera dédié aux fabuleuses et magiques années 7O, peut-être les meilleures de toutes. Après le «king of the blues» Jean-Pierre Froidebise (Liégeois itou), Epitaph, le Wisbone Ash allemand,  martèlera son krautrock teinté de hard. Heavy Metal Kids nous charmera avec son rock débonnaire et hooligan et Stray, tout aussi londonien, nous convaincra du bienfondé du blues-rock british. Teaze, grosse exclusivité canadienne, nous démontrera quant à lui la grande qualité du hard rock nord-américain de cette fin de décennie. Shakin’ Street, emmenée par la charismatique chanteuse Fabienne Shine, nous proposera un backing band mythique et des plus rock’n’roll : les Dictators de New York City ! Machiavel, gloire rock belge, viendra nous présenter une dernière fois ces trois premiers et excellents albums à l’époque où il était un petit prince du rock progressif continental. Enfin les glammers anglais de Sweet retrouveront Liège (la dernière fois ils avaient terminé en prison !) après des lustres. Nous ne doutons pas qu’avec des hymnes aussi sexy et bruts de décoffrage, ils n’engendreront pas la morosité. Embouteillage au bar garanti pour nos vedettes peinturlurées des mid-seventies.

Le dimanche 23 août est peut-être la journée dont nous sommes le plus fiers. Le pomp rock et le rock mélodique n’ont jamais été « chic à aimer » et ses aficionados ont toujours été considéré comme des pestiférés auprès de l’intransigeante caste des puristes du rock. Nous avons par conséquent pris le taureau par les cornes afin de présenter la crème du genre. Michel Leclercq, encore un Liégeois bon teint, oscillera entre rock FM californien et blues inspiré. Ocean a marqué le rock français dans les années soixante-dix avec une recette spéciale : le hard saupoudré de prog. Après son incroyable tribute show de Queen lors de l’édition 2019, Robby Valentine en remettra une couche en solo avec ses mélodies altières et sa grande sensibilité. On avait plus de nouvelles de Grand Slam depuis la tragique disparition de Phil Lynott en 1986. C’est désormais chose faite avec le retour du guitariste Laurence Archer (ex-UFO) et un nouvel album de feu. Grand Slam sonne plus Thin Lizzy que tout autre ersatz de la fine Elisabeth… Prophet, la surprise du chef, se rappellera à notre bon souvenir avec « Cycle of the Moon », une des sept merveilles de l’histoire du pomp rock. Le public pourra s’évader avec l’Alcatrazz de Graham Bonnett (ex-Rainbow, ex-MSG…) ou l’exégète du bon hard mélodique. New England constituera notre plus grande exclusivité (ils ne sont jamais venus en Europe).  C’est un parangon de pomp/rock AOR, un modèle quasi indépassable de rock mélodique. Enfin, Joe Lynn Turner clôturera notre deuxième édition. Quand on a été le chanteur de Rainbow et de Deep Purple, on n’a pas trop de soucis à se faire : on est une légende du rock. Une vraie…

 

Info : www.goldenagerock.bewww.facebook.com/goldenagerock

 

Premier édito Golden Age Rock Festival 2020

 

Les récalcitrants, les cassandres et les éternels médisants en seront pour leurs frais : le Golden Age Rock Festival, malgré un bilan financier mitigé, connaîtra une seconde édition très calquée sur la «good vibe» de la première. Oui, notre concept a fortement séduit ceux qui ont fait fi des préjugés habituels (organisation wallonne, vieux groupes ou formations pas assez connues…) pour s’instituer comme le n°1 des «club festivals» ou festival à taille humaine. Prétentieux ? Certes mais nous avions prévenu nos contradicteurs : les groupes, nous les avions vu au préalable et ce ne fut pas une surprise de les voir prester à un tel niveau ! Il en sera bien entendu de même pour notre bis repetita même si la volonté d’être un peu plus fédérateur (des groupes qui « disent quelque chose » au plus grand nombre) sera une sorte «d’obligation».

 

C’est le déluge d’avis positifs et d’encouragements de toutes parts (sauf de la presse écrite locale !) qui a été le moteur, le déclencheur de l’édition 2020. Nous gardons les mêmes dates, la même localisation (idéale d’après beaucoup de sources) et nous vous préparons, en outre, quelques surprises de derrière les fagots. Pour terminer ce billet d’humeur, nous voulons absolument féliciter nos compatriotes du nord du pays et nos frères français pour leur présence et leur enthousiasme (nul n’est prophète en son pays !) : sans eux, nous aurions hésité à pérenniser ce festival si atypique. Heureusement, le feu de la passion s’est à nouveau propagé au sein de l’équipe. Dans les prochaines semaines nous vous lâcherons déjà une très bonne moitié de l’affiche ! Citius, altius, fortius…

 

L’équipe du Golden Age Rock Festival

 

Editorial 2019 :

La tentation de créer un festival «différent», autre, aura été la plus forte. Non sans mal. Entre scepticisme ambiant et négociation compliquées, le Golden Age Rock Festival se pose comme un véritable ovni en plein cœur d’un été de festivals conventionnels . Groupes inédits ou rares dans nos contrées, concepts spéciaux et surprises sont donc notre crédo, notre spécificité. Fortes fortuna juvat – La fortune sourit aux audacieux !

Nous comptons évidemment sur vous. Sur ceux qui se désespèrent de voir éternellement les mêmes. Sur ceux qui ne vont pas rechigner à donner une chance à un parterre de connaisseurs/passionnés. Parce que les groupes proposés, nous les connaissons sur le bout des doigts, nous les avons vu récemment… et ils vont vous étonner, vous captiver. Vous conquérir pour toujours…

Si le rock des années 70 ou 80 sont pour vous une Madeleine de Proust, alors ce festival nouveau qui propose de l’ancien doit être un must absolu. Si nous, organisateurs, nous sommes souvent déçus par une implacable soif mercantile ou par une évolution de surenchères des divers festivals, notre GARF veut impérativement se centrer sur une thématique old school : une seule scène. De la respiration entre les prestations. Des horaires adaptés. De la fraternité entre toutes les parties.

Liège est une ville agréable, bouillante, accueillante et d’essence latine, une cité ardente pleine de contrastes : elle sera en cette fin de mois d’août la mecque du Classic Rock. Et il est acquis que ce superbe ancien manège de la caserne Fonck sera un phare de la passion musicale. Un élixir de la convivialité non feinte…

Keep on rocking brothers & sisters and let’s be part of it !