Le Golden Age Rock Festival en est déjà à sa cinquième édition. Ni totalement novice, ni vraiment établi, le GARF, comme ses aficionados aiment le nommer, est un festival pas comme les autres qui se nourrit de son atypisme.
Atypisme ? Pour sûr ! Quel autre festival de rock propose autant de groupes inédits, de formations rares ou de shows spéciaux ? Ne cherchez pas trop. A part quelques festivals allemands dont le Keep It True (très-trop metal) ou naguère quelque festivals anglais, AUCUN ! Est-ce pour autant un gage de succès ? Nous voulons le croire et taper encore et encore sur le même clou. Nous proposons la qualité, le souffle de l’inédit et un événement pour connaisseurs et passionnés. Ce n’est pas si mal.
Nous aimons aussi nous définir comme un festival club ou un festival à visage humain où le confort auditif et visuel est incomparable. Si nous ne serons jamais le festival « chic à aimer », le GARF conservera une aura particulière et quelques lettres de noblesse.
Un première édition trop forte avant le covid
Mis sur pied en 2019 par un collectif de férus à l’esprit romanesque et idéaliste, le 1er GARF de la Caserne Fonck avait réuni une affiche de Classic Rock d’envergure avec des pointures comme Dee Snider, Foghat et Channel Zero. Avec d’autres valeurs sûres comme Phil Campbell, Tygers of Pan Tang, Uli Jon Roth, Angel, Atomic Rooster, Robby Valentine… ainsi que des groupes aussi inédits que Moxy, Doc Holliday, Leaf Hound, Heavy Pettin, 220 Volt, sans oublier les adieux de Rudy Lenners à la scène, ce festival nouveau dont on parlait aurait dû cartonner et ouvrir les champs du possible. Trop peu de fans de ce genre de musique ont cru en cette affiche trop belle pour être vraie. Dommage.
La deuxième édition promettait encore plus et nous étions bien décidés à nous » arracher » pour défier le mauvais oeil et enfin triompher. La crise Covid en a décidé autrement. Elle a signifié un cataclysme dans l’industrie musicale et certains ne s’en sont jamais remis.
Gonflé à bloc, les reins solides, l’équipe du GARF a changé de localisation (le Palais des Congrès de Liège) pour sa deuxième édition en… 2022 ! Machiavel, Diamond Head, Baron Rojo, Victory, Mother’s Finest, l’adorable Russ Ballard, Stray, Heavy Metal Kids, Grand Slam et Girlschool ont été les grandes satisfactions de ce deuxième GARF pétulant mais pas encore assez fréquenté malgré l’énorme succès d’estime.
Chênée en sauveur
Nous devions trouver une localisation plus en adéquation avec notre jauge de spectateurs. Le Centre Culturel de Chênée s’est imposé de lui-même. Ce petit temple rock liégeois est historique. Il a accueilli le suc du bon rock à partir de 1977. C’est devenu notre eldorado et un endroit très prisé de nos fidèles. La 3ème édition a été une des plus éclectiques avec Ten Years After et l’incroyable Arthur Brown qui nous a offert le plus beau show du GARF. Nous avons surtout fraternisé avec les Canadiens de Teaze et les Américains de Legs Diamond, très étonnés de la qualité de notre festival et heureux comme des rois d’enfin fouler la terre de la bonne vieille Europe. Leurs shows respectifs furent dantesques.
L’année passée, Uli Jon Roth, infatigable guitar hero, et Sweet, star glam et évidence rock, ainsi que les fantastiques américains de Q5, nous ont confortés dans la pertinence de nos choix. Nous sommes maintenant très fiers de pouvoir vous présenter succinctement la cinquième édition de notre GARF. Une petite entreprise qui ne connaît plus la crise et qui se situe dans une dynamique intéressante.
Toujours plus d’inédits et de bons outsiders
Cela ne vous aura certainement pas échappé, notre cinquième édition aura lieu au Centre Culturel de Chênée les vendredi 18 et samedi 19 septembre 2026. Considéré comme une sorte de warm-up, le vendredi sera placé sous le signe du rock pur et dur.
Chilly Pom Pom Pee, nos chers locaux, vous feront » valser » avec leur excellent mélange des Stones et des Black Crowes. The Mercury Riots sont Californiens et aiment le binaire. Ces jeunes loups vont en étonner plus d’un. Vardis fait partie de cette nichée de bands de la nouvelle vague du hard britannique du début des eighties. Le leader Steve Zodiac est toujours bien de la partie et vous débitera son rock/hard boogie bien ossu.
Matty James Cassidy est un gars de Camden Town (quartier très rock de Londres !) et est accessoirement le guitariste des Dogs D’Amour. Le » bad boys londonien » a promis avec de » vrais vilains » de nous botter les fesses avec un rock sale, urgent et authentique. La découverte de cette édition ? Les paris sont tenus… The Dogs D’Amour est rare sur le continent. Pourtant le band de Tyla (guitariste/chanteur d’origine américaine) est une pointure du rock/hard/glam du début des 80’s. Sa tournée avec Alice Cooper l’a fait sortir du bois et a prouvé que des moins forts l’avaient finalement doublé. A vérifier dans ce qui constituera un concert événement.
Nous pouvons être légitimement fiers de notre programme du samedi. Il commencera avec les locaux de Black Case ou des vieux de la vieille au début d’un nouveau projet. Mystery est le meilleur groupe AOR belge toutes époques confondues. Centré autour du guitariste Geert Annys, Mystery, qui peut se targuer du hit » She Likes Double Trouble » (sur la bande-son du film » Koko Flanel »), challengera des formations plus prestigieuses. Avec la hargne de » Diables Rouges « …
SteeLover est un ami du GARF. C’est un fait. Maintenant, les Liégeois ont placé la barre plus haut avec » Devil’s Highway « . Un nouvel album qu’ils viendront nous présenter en exclusivité. Demon, comme Vardis, appartient à la vague NWOBHM. Leur hard mélodique et recherché a été une sorte d’énigme dans un courant qui a toléré trop de rebuts. Dave Hill, son flamboyant frontman, nous a promis un show haut en couleur avec en filigrane des albums récents à la hauteur de leur brillant passé.
Coney Hatch est canadien et a toujours été considéré comme un parangon de hard mélodique puissant et sacrément bien foutu. Carl Dixon, le leader, est très exité par notre GARF et nous a promis de délivrer » Friction « , le meilleur album de ce groupe apprécié par tous les connaisseurs d’AOR. Au niveau AOR, FM est aussi une sorte de quintessence. Les Londoniens ont déjà sorti 13 albums mais la plupart de leurs fans n’en pincent que pour le premier. Cela tombe bien, Steve Overland, Pete Jupp et Merv Goldsworthy viendront nous jouer leur chef-d’œuvre qui a quarante ans et pas une seule ride.Starz nous est apparu au mitan des seventies. Il a une chance : être managé par Bill Aucoin (Kiss). Ritchie Ranno, le guitariste, et Michael Lee Smith, le flamboyant frontman, ont été les dynamos d’un ensemble du New Jersey qui a influencé des bands tels que Mötley Crüe, Poison, Bon Jovi et quelques autres. Très rare en Europe, Starz nous a promis un show mémorable qui devrait être un des derniers de sa brillante carrière. A ne manquer sous aucun prétexte.
Black ‘N Blue tête d’affiche ? Mais oui ! Ce groupe recèle assez de qualité et un répertoire conséquent pour tenir la scène pendant 1h30. Les Américains fouleront pour la deuxième fois le sol européen (après Nottingham – UK) et notre GARF sera l’exclusivité européenne pour ce groupe hard rock US 36 carats. Black ‘N Blue se fait connaître avec « Chains Around Heaven » sur la compilation Metal Massacre. C’est alors le graal : ils signent chez Geffen Records qui leur offre Dieter Dierks, le gourou de Scorpions. Leur premier album aurait dû les envoyer challenger de bons outsiders comme Metallica, Ratt ou Mötley Crüe dans les stades. Mais Black ‘N Blue seront les suppliciés. Surtout qu’ils préféreront le hard mélodique à des formes plus extrêmes. Peut-être une erreur stratégique. C’est avec le couteau entre les dents que la bande à Jamie St. James viendra à Chênée (avec ou sans Tommy Thayer, leur ancien guitariste qui a fini dans Kiss) afin de réparer la terrible injustice.
Info et préventes : https://goldenagerock.be/
